Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 25 mai 2010

20/8/75

j'ai toujours éprouvé ce qu'il faut bien appeler une forme d'amour physique pour les chiens / je suppose qu'il y a encore en moi, au creux de ma poitrine, dans mon cœur d'homme, une fibre algonquine qui se souvient de l'animal totem porteur du secret des origines & des forces naturelles qui nous animent / mais si le Loup est mon lointain ancêtre, je ne suis pas, moi, un loup / entre l'ancêtre primordial & moi, quelque chose s'est dégradé, quelque chose s'est détraqué / je suis un animal domestique, comme le sont tous les hommes, je suis le triste esclave de mon humanité / couché dans une ville, seul & pauvre, loin de la maison que je n'ai pas, je ne hurle pas à la lune, je replie mes pattes sous moi & je dis : « le chien rouge est sur la paille », & dans la nuit sonore je pleure la beauté sauvage & farouche de mon ancêtre, la beauté en allée de mon sauvage & farouche ancêtre

Écrire un commentaire