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dimanche, 02 mai 2010

9/10/77

/ (en parcourant de vieux papiers, cet après-midi, un peu embarrassé, dans la chambre sombre & solitaire de cet appartement de la rue Saint-Zotique où je vis avec mon ami Omer depuis quelques semaines, tandis qu'il pleut & que j'attends ma petite « femme » pour bâfrer & me soûler la gueule & forniquer rageusement) / diariste, moi ? / non, je n'aime pas ce mot / diarrhiste, par contre, j'aime bien / ou diarrheux, tiens, c'est encore mieux

samedi, 01 mai 2010

26/12/77

quelle négligence

/ j'ai laissé mes empreintes digitales

partout

 

vendredi, 30 avril 2010

29/1/78

il y a trop de soleil aujourd'hui, toute cette vie qui hurle dans la pleine lumière impitoyable de l'après-midi me rend malade comme quand j'étais petit, les soleils d'hiver sont inhumains, ils sont trop clairs, trop cinglants, tout ce monde immobile & si pur, on dirait du sucre d'orge de toutes les couleurs, sale, lustré, cassant, gelé jusqu'au cœur, pourtant, & plus dur que du diamant, il y a trop de neige au sol, ici, partout, trop d'éclat, trop de blanc, c'est à devenir fou, tout se dresse de tous bords tous côtés comme des aiguilles brûlantes, comme des poignards menaçants, s'il pouvait neiger le gros Œil de la malédiction se voilerait de myopie, tout se brouillerait dans le poudroiement flou des flocons & l'infâme Caïn pourrait cacher sa tête au creux de ses mains & se laisser aller à gémir enfin, seul dans sa solitude maudite

jeudi, 29 avril 2010

11/2/78

la réalité est que l'être humain ne peut pas tolérer la réalité

mercredi, 28 avril 2010

22/4/78

je retrouve ceci, il y a un instant, qui me rappelle de bons vieux souvenirs, comme on dit / ces choses-là semblent après tout avoir un semblant de consistance & ne pas vouloir mourir : « le mal est un mode de connaissance / les expériences extrêmes du mal éveillent chez la plupart des hommes le plus profond désir de comprendre ce qu'ils font & souffrent en vue de le transcender » (Fowlie) / oui / vivre, c'est le mal / ainsi tu laisseras l'électricité brûler toute la nuit, cette nuit

mardi, 27 avril 2010

7/7/78

mon beau costume

couleur d'infortune

 

lundi, 26 avril 2010

24/8/78

la vie, je le sais depuis longtemps, depuis toujours, il me semble - la chose ne m'a jamais tellement excité, même lorsque j'étais enfant, même si le « merveilleux » m'a toujours été facile, ordinaire,   familier - , la vie c'est n'importe quoi & c'est ce qui est étonnant, ce sont toutes ces saletés, toutes ces absurdités qui traînent dans les rues, n'importe où, partout, c'est du débris d'enfer & de paradis, du déchet, de la niaiserie / tu trouves, tu ramasses, tu gardes ou tu jettes, des parents, une famille, des amis, des amours, des idées, des projets, des lubies, des vagins, des drogues, des livres, des délires, des horreurs, des dieux, des horloges, des souliers, & voilà, c'est fait, c'est tout, tu as une vie, comme tout le monde / (aujourd'hui, premier anniversaire de la mort de cet homme qui était mon père) /